Afin
de ralentir le rythme de la déforestation et la perte de biodiversité,
en Colombie, au Costa Rica et au Nicaragua, les éleveurs sont
payés pour planter des arbres, des arbustes fourragers et des
haies vives dans et autour des pâturages où paissent
leurs animaux. Quelques 450 agriculteurs participent au programme
de "paiement des services environnementaux" (PES) qui rémunère
une meilleure utilisation des terres portant notamment à une
fixation accrue du carbone et à la protection de la faune et
de la flore sauvages.
C'est en 2002 que le projet a été lancé avec
le concours de la Banque mondiale et de l'Initiative multiorganismes
LEAD (Elevage, Environnement et Développement), coordinée
par la FAO Afin de trouver de nouvelles stratégies d'élevage
dans les zones de pâturages dégradés et de convaincre
les éleveurs a cesser la déforestation.
Cette déforestation est particulièrement grave en Amérique
centrale et en Amérique du sud. Même si les politiques
locales visent a décourager le déboisement pour l'exploitation
du bois exotique, la déforestation dans le but d'étendre
les terres fourragères et les pâturages ne cesse de s'accroitre.
Au Nicaragua, par exemple, on estime à 26% les superficies
de forêts naturelles du pays abattues entre 1995 et 2000.
On s'aperçoit qu' après une période de productivité
élevée, les sols perdent peu à peu leur fertilité
et le couvert végétal diminue. A mesure qu'ils voient
leur production et leurs revenus chuter, de nombreux éleveurs
n'ont d'autre choix que de défricher de nouvelles forêts
et de recommencer à zéro.