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Fonctionnement
Une éolienne permet de transformer l'énergie cinétique
du vent en énergie électrique. Elle se compose des éléments
suivants :
Un
mât permet de placer le rotor à une hauteur suffisante
pour permettre son mouvement (nécessaire pour les éoliennes
à axe horizontal) et/ou placer ce rotor à une hauteur
lui permettant d'être entraîné par un vent plus fort
et régulier qu'au niveau du sol. Le mât abrite généralement
une partie des composants électriques et électroniques
(modulateur, commande, multiplicateur, générateur, etc.).
Un rotor, composé de plusieurs pales (en général
trois) et du nez de l'éolienne. Le rotor est entraîné
par l'énergie du vent, il peut être couplé directement
ou indirectement à une pompe (cas des éoliennes de pompage)
ou plus généralement à un générateur
électrique. Le rotor est relié à la nacelle par
le moyeu.
Une nacelle montée au sommet du mât, abritant les composants
mécaniques, pneumatiques, certains composants électriques
et électroniques, nécessaires au fonctionnement de la
machine.
Dans le cas des éoliennes produisant de l'électricité,
un poste de livraison situé à proximité du parc
éolien permet de relier ce parc au réseau électrique
pour y injecter l'intégralité de l'énergie produite.
Historique
Depuis l'Antiquité, les moulins à vent convertissent l'énergie
éolienne en énergie mécanique (généralement
utilisé pour moudre du grain). De nos jours, on trouve encore
des éoliennes couplées à des pompes à eau,
généralement utilisées pour irriguer des zones
sèches, assécher des zones humides, ou abreuver le bétail.
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Article de
Scientific American sur l'invention de Brush (1890).
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En
1888, Charles F. Brush construit une petite éolienne pour alimenter
sa maison en électricité, avec un stockage par batterie
d'accumulateurs .
La
première éolienne « industrielle » génératrice
d'électricité est développée par le Danois
Poul La Cour en 1890, pour fabriquer de l'hydrogène par électrolyse.
Dans les années suivantes, il crée l'éolienne Lykkegard,
dont il vend 72 exemplaires en 1908 .
Une
éolienne expérimentale de 800 kVA fonctionne de 1955 à
1963 en France, à Nogent-le-Roi dans la Beauce. Elle avait été
conçue par le Bureau d'Études Scientifiques et Techniques
de Lucien Romani et exploitée pour le compte d'EDF. Simultanément,
deux éoliennes Neyrpic de 130 et 1 000 kW furent testées
par EDF à Saint-Rémy-des-Landes (Manche) . Il y eut également
une éolienne raccordée au secteur sur les hauteurs d'Alger
(Dély-Ibrahim) en 1957.
Cette
technologie ayant été quelque peu délaissée
par la suite, il faudra attendre les années 1970 et le premier
choc pétrolier, pour que le Danemark reprenne les développements
d'éoliennes.
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Sites
éoliens
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Critères
de choix de l'implantation éolienne
Le
vent
L'efficacité d'une éolienne dépend de son emplacement.
En effet, la puissance fournie augmente avec le cube de la vitesse du
vent, raison pour laquelle les sites sont d'abord choisis en fonction
de la vitesse et la fréquence des vents présents. Un site
avec des vents d'environ 30 km/h de moyenne sera environ huit fois plus
productif qu'un autre site avec des vents de 15 km/h de moyenne. Une
éolienne fonctionne d'autant mieux que les vents sont réguliers
et fréquents.
Éolienne de relevage d'eau du XIXe siècle sur son château
d'eau, Charente-Maritime, France.Un autre critère important pour
le choix du site est la constance de la vitesse et de la direction du
vent, autrement dit la turbulence du vent. En effet, en règle
générale, les éoliennes sont utilisables quand
la vitesse du vent est supérieure à une valeur comprise
entre 10 et 20 km/h, sans toutefois atteindre des valeurs excessives
qui conduiraient soit à la destruction de l'éolienne,
soit à des coûts de construction et de maintenance prohibitifs.
La vitesse du vent doit donc être comprise le plus souvent possible
entre ces deux valeurs pour un fonctionnement optimal de l'éolienne.
De même, l'axe de rotation de l'éolienne doit rester la
majeure partie du temps parallèle à la direction du vent.
Même avec un système d'orientation de la nacelle performant,
il est donc préférable d'avoir une direction de vent la
plus stable possible pour obtenir un rendement optimal.
Certains
sites à proximité d'obstacles sont ainsi à proscrire
car le vent y est trop turbulent (arbres, bâtiments, escarpements,
etc.).
De
manière empirique, on trouve les sites propices à l'installation
d'éoliennes en observant les arbres et la végétation.
Le site est intéressant s'ils sont constamment courbés
par les vents. Les implantations industrielles utilisent une carte de
la vitesse des vents, ou des données accumulées par une
station météorologique proche.
En
France, un projet est rentable économiquement si la vitesse moyenne
annuelle du site est supérieure à 6 ou 7 m/s, soit 21
à 25 km/h. Cette rentabilité dépend de nombreux
autres facteurs, dont les plus importants sont le coût de connexion
au réseau et le coût des fondations (déterminant
dans le cas d'un projet offshore).
Certains
sites bien spécifiques augmentent la vitesse du vent et sont
donc plus propices à une installation éolienne :
....
.
L'effet tunnel ou effet Venturi : au niveau des cols, entre deux montagnes
comme entre deux grands bâtiments, le vent est souvent plus fort.
L'air est compressé entre les montagnes ou les bâtiments.
Pour garder un débit d'air constant, la vitesse augmente donc
considérablement. De plus, le vent garde généralement
une direction constante. Ces lieux sont donc très appropriés
pour les éoliennes. Ils sont cependant le plus souvent de surface
restreinte et il est difficile d'y placer une grande quantité
d'éoliennes.
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Suivant le même principe, l'air est compressé au sommet
des collines et le vent y est donc accéléré. Il
est tout de même important que les flancs de la colline soient
en pente douce et sans escarpements susceptibles de provoquer des turbulences
néfastes au fonctionnement de l'éolienne.
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La
mer et les lacs sont aussi des emplacements de choix : il n'y a aucun
obstacle au vent, et donc, même à basse altitude, les vents
ont une vitesse plus importante et moins turbulents. La proximité
d'une côte escarpée, en revanche, créera également
des turbulences, usant prématurément certains composants
mécaniques de l'éolienne.
Autres
critères
....
.
La
nature du sol : il doit être suffisamment résistant pour
supporter les fondations de l'éolienne. Ce critère n'est
pas déterminant car dans le cas d'un sol meuble, des pieux seront
alors enfoncés sous les fondations de l'éolienne.
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L'accessibilité
du site (virages, pente, passage de ponts) nécessaire au transport
des différents éléments de l'éolienne (pales,
tour, nacelle) et des grues nécessaires à son montage.
Cette contrainte peut limiter la puissance maximale installable par
machine.
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La
connexion au réseau électrique. Pour cela, les petites
fermes d'éoliennes sont le plus souvent situées à
proximité d'un poste de transformation haute tension afin de
diminuer le coût de raccordement qui est directement fonction
de la distance à ce poste. Pour les grosses fermes éoliennes,
le réseau doit être en mesure de supporter l'énergie
produite, et son renforcement est parfois nécessaire (renforcement
ou création de poste de transformation). Le raccordement est
plus coûteux dans le cas des projets offshores, mais les sites
sont beaucoup plus ventés et les contraintes grandement plus
faibles.
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Les éoliennes peuvent avoir un impact sur les oiseaux (collision,
dégradation de l'habitat, etc.). Aussi, Birdlife International
a fait un certain nombre de recommandations au Conseil de l'Europe à
ce sujet : les réserves naturelles, les routes migratoires importantes
(cols), etc. sont des lieux à éviter pour la sauvegarde
des oiseaux.
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Même si les éoliennes de dernière génération
sont relativement silencieuses, une étude de l'impact sonore
sur les habitations est effectuée avant l'implantation des parcs
éoliens. En fonction du résultat, cette implantation peut
être modifiée afin de respecter la réglementation
(émergence maximale de 5 dBA le jour et 3 dBA la nuit). La distance
entre les éoliennes et les habitations est généralement
de 300 m. À environ 500 m, elles sont inaudibles ou très
peu audibles et leur bruit est généralement couvert par
le bruit du vent.
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