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Les
Sens
Le sens le plus développé chez les cétacés
est l'audition, dotée de la fonction d'écholocation, sorte
de sonar naturel, particulièrement développée chez
les cétacés à dents. Ils émettent des clics
d'écholocation dont une partie est réfléchie par
les obstacles. L'analyse de ces retours leur donne une sorte d'image
acoustique de leur environnement. Ils semblent avoir perdu leur odorat.
Anatomie
Les ancêtres des cétacés, en quelques millions d'années
se sont adaptés du milieu terrestre au milieu marin. À
partir d'une morphologie terrestre, ils ont perdu certaines caractéristiques
pour en gagner d'autres.
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Le
squelette
Les membres pelviens sont considérablement réduits : il
ne reste plus que quelques os pelviens résiduels auxquels est
relié le muscle ischio-caverneux qui maintient le pénis
en place à l'intérieur de la fente génitale chez
les mâles. Ce muscle est analogue à celui retrouvé
chez les autres mammifères dont, entre autres, les ongulés
et l'Homme. En revanche, les membres thoraciques sont conservés,
quoique atrophiés, et l'on retrouve la Scapula ("omoplate"
de l'Homme), l'humérus, le radius, l'Ulna ("cubitus"
de l'Homme), les os du Carpe, les métacarpes et les phalanges
qui se sont multipliées (hyperphalangie). Le tout forme une nageoire
pectorale, équivalente de celle des Poissons et dont le rôle
n'est pas la propulsion mais le maintien de l'équilibre dans
l'espace et la direction des mouvements. Les autres nageoires ne sont
pas ossifiées. C'est au niveau du crâne que l'on différencie
principalement les Odontocètes des Mysticètes. On remarque
aussi une certaine asymétrie entre les parties gauche et droite
du crâne (chez certaines espèces). Les os de la face (maxillaire,
incisif, mandibule, etc...) se sont allongés et se téléscopent
avec les os du crâne sur la face dorsale du crâne pour former
ce que l'on appelle l'évent, issu de la migration sur la face
dorsale des narines osseuses au cours de l'Oligocène.
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La
peau
La couche épidermique est fine, lisse et élastique et
exsude de l'huile qui augmente leur hydrodynamisme. Cette adaptation
est également présente chez de nombreux poissons. Afin
d'éviter la création de micro-turbulence lorsque la vitesse
augmente c'est-à-dire de conserver un écoulement régulier
de l'eau sur leur peau, l'évolution à mis au point plusieurs
mécanismes. La peau des cétacés adapte sa consistance
grâce à leur derme souple qui est formé de papilles
et de canaux richement innervés capables d'entrer en turgescence.
La peau est aussi parcourue d'une multitude de rides minuscules qui
dirigent le flux de l'eau.
La
peau des cétacés est aussi sensible au toucher. Certaines
zones, pour certaines espèces, sont encore équipées
de poils sensibles.
La
peau des cétacés atteint 2 à 4 millimètres
en moyenne, et 12 millimètres chez le bélouga.
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La
graisse
La couche de graisse sous-cutanée, généralement
très épaisse, permet d'éviter la déperdition
de chaleur, émousse la forme du corps et équilibre le
poids de ce dernier, augmente la flotabilité. La Pannicule de
certaines baleines peut atteindre 30 cm.
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L'oreille
Les cétacés n'ont plus d'oreilles externes mais se servent,
en plus des osselets habituels aux mammifères, de petits os dans
la mandibule qui transmettent les sons grâce au coussin adipeux
qui entoure l'os tympanique. L'oreille interne est isolée par
une ampoule contenant de l'air. Les variations de densité de
toutes ces structures indiquent à l'animal d'où vient
le son. Le nombre de cellules qui innervent l'oreille - deux ou trois
fois plus élevé que chez l'homme - et la taille importante
du nerf auditif indiquent que les cétacés parviennent
très bien à discriminer les tons et les ondes sonores
à hautes fréquence et surtout le lieu de leur provenance.
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Les
organes reproducteurs
Les organes génitaux sont internes, située derrière
la fente génitale, chez les mâles comme les femelles si
bien qu'il est parfois difficile de distinguer le sexe des spécimens.
Chez les femelle des cétacés, contrairement aux autres
mammifères, les corps blancs ne disparaissent pas et témoignent
de l'histoire reproductive de chaque animal. Les cétologues peuvent
ainsi estimer le nombre de gestations d'un cétacé.
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Le
Cerveau
Le cerveau des cétacés est très performant. Avec
les éléphants et les primates, les cétacés
font partie des rares animaux à avoir conscience d'eux-même.
Les expériences sur le Grand dauphin montrent qu'ils sont également
capables de se mettre à la place d'un humain, d'apprendre, d'inventer
mais ils ont également conscience de leurs propres états
de la connaissance (métacognition). D'autre part, on sait que
les cétacés sont capables de communiquer, que tous les
groupes d'une même espèce n'utilisent pas forcément
les mêmes signaux, y compris vocaux, pour communiquer, de maitriser
une grammaire et même de pouvoir nommer par vocalise un partenaire.
Le cerveau des cétacés a évolué alors qu'ils
étaient déjà mammifères marins, d'une façon
indépendante de celui des primates depuis 95 Ma et il est donc
remarquable qu'il permette des performances comparables à celles
des primates sur ces points. C'est un remarquable exemple de convergence
évolutive.
En
fait le néocortex des cétacés surpasse par son
degré de gyrification tous les autres mammifères, y compris
celui des humains. L'épaisseur des différentes couches
du néocortex diffèrent cependant de celui les primates,
la I et la IV sont plus minces, la II plus dense. En fait la connectivité
intra-hémisphérique semble favoriser chez les cachalot
par exemple. Le cerveau des cétacés se caractérise
aussi par la forte densité des cellules gliales. Ceci rend les
cerveaux des cétacés très différents de
ceux des espèces terrestres même si, curieusement les corticaux
préfrontaux dédiés aux fonctions cognitives élevées
comme l'attention, le jugement, l'intuition, et la conscience sociale,
sont à la même position que ceux des primates
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