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But
Les opérations consistent à
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gérer la reproduction des animaux adultes pour les multiplier.
" leur fournir gite, nourriture, soins, en vue de leur utilisation
et/ou de leur production.
Les produits de l'élevage sont :
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les animaux eux-mêmes (jeunes pour l'accroissement des troupeaux,
animaux de repeuplement de territoire de chasse ou de pêche, animaux
de compagnie) ;
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les produits animaux pour l'alimentation humaine (ou animale) : viande,
poisson, coquillages, lait, ufs, miel ;
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des produits non alimentaires : poils, laine, cuir, plumes, duvet, fourrure,
corne, soie, etc. ;
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des sous produits : fumier, lisier, farines animales ;
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le travail (animaux de trait, chiens policiers, furet de chasse...).
L'élevage s'applique généralement aux espèces
d'animaux domestiques, mais pas exclusivement. On élève
aussi des animaux sauvages, par exemple les visons.
L'élevage fait appel à un certain nombre de sciences et
de techniques :
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sélection,
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alimentation animale,
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médecine vétérinaire
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à l'entretien des paysages,
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à la préservation des espèces et des races menacées,
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aux loisirs : animaux de compagnie et de concours, colombophilie..
D'après le dernier recensement de la FAO, le monde compte 17
milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres,
1,4 milliard de bovins, un milliard de cochons et un milliard de canards
Histoire
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Origines
Les premiers hommes vivaient de cueillette et de chasse.
Le passage vers l'agriculture et l'élevage est généralement
présenté comme "naturel", ce qui est une façon
élégante d'éviter de répondre à la
question du pourquoi et du comment. Pourtant, les deux types de pratiques
sont totalement opposés, les peuples qui vivent de l'une sont
assez généralement en guerre totale avec ceux préférant
l'autre, et on ne connait pas les pratiques intermédiaires qui
pourraient expliquer le glissement de l'une vers l'autre...
De plus, si on examine l'affaire, il faut bien reconnaitre que
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au
plan économique, la chasse est une pratique rapide et relativement
facile, très rentable puisqu'elle ne requiert qu'un outil simple
et un peu de temps. L'élevage est, par comparaison, un investissement
énorme en temps, en soins, en risques (morsure ou coups, maladie
et parasites d'un animal pas facile à contrôler ; perte
du cheptel sous la dent d'un prédateur ou d'un chasseur, etc.),
pour un rapport qui est finalement celui d'une simple chasse. L'élevage
ne peut devenir rentable qu'avec de la chance, et après des générations
d'efforts pour sélectionner les lignées animales les plus
dociles et les plus adaptées à une vie commune avec les
hommes, et l'accumulation d'un capital (cheptel) très important
; mais pendant tout ce temps -- éventuellement des siècles--,
loin d'être une affaire rentable, s'était un véritable
gaspillage de ressources
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sur
le plan social, les relations que peuvent nouer les chasseurs ou les
éleveurs sont très différentes. le chasseur est
un individu armé et habituer à tuer, qui attire le respect,
il lui est facile de défendre son territoire de chasse ... ou
de l'évacuer face à un adversaire plus fort. Les chasseurs
peuvent, et parfois doivent, coopérer pour s'attaquer à
des proies trop grosses, trop agressives, ou trop mobiles, mais c'est
une coopération fluide qui peut se nouer et se dénouer
sans difficulté. Le chasseur peut s'attaquer à un autre
groupe sans prendre trop de risque : il n'a pas grand chose à
perdre, et peut prendre l'initiative d'une agression. L'éleveur,
est sur tous ces plans, dans une position pratiquement opposée,
et bien moins favorable.
Dans ces conditions, la logique voudrait plutôt que l'éleveur
abandonne sa pratique pour se faire chasseur, plutôt que le contraire
!
Ainsi, il y a bien un mystère de l'apparition de l'élevage,
dont l'explication a peut-être été trouvée
chez les Aïnus avec leur rituel de l'ours : l'élevage pourrait
avoir été un produit d'un rituel sacrificiel, un animal,
élevé comme un membre de la famille et en son sein, servant
aux sacrifice lorsqu'un rituel l'exige. La domestication donnant alors
(ou non) un résultat en fonction de l'animal utilisé :
loup conduisant à l'apparition du chien, bovin sauvage, ou ...
ours chez les Aïnus, ce qui ne mène à rien d'utile
mais nous donne une piste explicative.
L'élevage
Le premier animal domestiqué est, semble-t-il, le loup. Le chasseur
admirait légitimement le loup, dont il a souvent fait son totem
et, au sens propre, un membre de sa famille. Ainsi apparu le chien,
compagnon de chasse des plus efficace, pour le plus grand bénéfice
du chasseur et celui, si on ose dire, du chien.
Les premières traces d'élevages d'herbivores ont été
découvertes en Mésopotamie il y a plus de 8000 ans. Elles
sont associées à un culte de tauromachique, avec des jeux
(dangereux) dont la corrida est une lointaine descendante.
Pendant le Haut Moyen Âge en Europe, la consommation de viande
était relativement importante[2]. Fernand Braudel écrivait
que "Des siècles durant, au Moyen Âge, elle (L'Europe)
a connu des tables surchargées de viandes et des consommations
à la limite du possible"[3]. L'élevage fournissait
d'autres ressources telles que le lait, le cuir, la laine et la graisse.
Il permit une civilisation de l'objet au XIIIe siècle : le cuir
était transformé en chaussures ; le parchemin était
de la peau traitée. La laine alimentait l'industrie drapière.
Les boyaux et les cornes entraient dans la fabrication d'instruments
de musique.
Les paysans utilisaient la force des animaux pour les travaux agricoles
: bufs et chevaux tiraient la charrue ou la herse. Ils réalisaient
les corvées de charrois (transport de vin, de blé, de
bois, de paille ...). Les chevaux halaient les navires sur les fleuves.
Ils étaient le bien le plus précieux des chevaliers. Certains
moulins utilisaient leur force de travail.
L'élevage fournissait de manière indirecte des fumures
pour amender les terres.
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Les
animaux
Le cheptel médiéval était essentiellement constitué
de bufs, de moutons et de porcs. La proportion de chaque espèce
dépendait des régions : dans la zone méditerranéenne,
les ovicapridés l'emportaient nettement en nombre. Elle dépendait
aussi de l'époque : avec les grands défrichements, la
proportion des porcs tend à diminuer. La fin du Moyen Âge
voit l'essor de l'élevage spéculatif.
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Les
bovidés : leur élevage nécessite des espaces herbagers
(prés, prairies, pâturages). Après les moissons,
ils broutent les restes des épis : c'est la vaine pâture.
Ils sont aussi emmenés sur les terres laissées au repos
(friche) qu'ils engraissent de leur fumure. Leur fumier est récupéré
lorsqu'ils sont en stabulation pour être épandu sur l'ager.
Pendant l'hiver, ils sont nourris grâce au foin. Dès le
XIIe siècle en Flandre, les paysans leur donnent un complément
de légumineuses.
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Les
ovi-caprinés sont élevés pour leur laine, et, dans
une moindre mesure pour leur viande et leur lait. Ils font l'objet d'une
transhumance en montagne et leur nombre a tendance à augmenter
à la fin du Moyen Âge.
Types
d'élevage
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L'élevage
pastoral, ancestral et nomade ;
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L'élevage agricole, associé à la culture des sols,
assurant l'autosuffisance ;
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L'élevage
moderne, destiné à la commercialisation de la viande et
des produits (lait, ufs ...)
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L'élevage
industriel, axé sur la rentabilité ;
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L'élevage bio, en réaction au précédent.
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