


Solutions
.... Par
chaque individu
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Le
boycott des bois exotiques non menacés pourrait ralentir le développement
des pays concernés et paradoxalement provoquer un effet inverse :
la forêt, devenue non rentable, serait défrichée et
mise à disposition de l'agriculture.
" Pour utiliser du bois en évitant la consommation abusive d'essences
menacées, il existe différents moyens :
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Les
bois éco-certifiés : des bois exotiques bénéficiant
d'une éco-certification (PEFC, FSC...) garantissent une provenance
de forêts dont la ressource est gérée de manière
durable.
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Les
bois naturellement durables:
Il s'agit de choisir des bois locaux (dit aussi bois de pays ou essences
indigènes) qui peuvent présenter une bonne durabilité
naturelle (acacia, robinier (faux acacia), châtaignier, chêne,
sapin de Douglas, mélèze, cèdre rouge (western red
cedar)...). Ils ne nécessitent pas de traitement particulier s'ils
sont utilisés pour des applications définies (classe 1 = intérieur
; classe 2 = intérieur avec risque ponctuel d'humidification ; classe
3 = extérieur avec humidification temporaire sans contact avec le
sol ; classe 4 = extérieur humidification permanente en contact avec
le sol ; classe 5 = milieu marin immergé dans l'eau).
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Les
bois traités:
Il existe aussi des bois traités chimiquement pour résister
aux agents biologiques de dégradations (insectes xylophages et champignons
lignivores). Le traitement peut être réalisé par aspersion,
par trempage (classe 2 et 3a) ou par autoclave (classe 3b, 4 et 5). Il s'agit
d'imprégner les bois d'un produit incesticide et fongicide. Pour
les bois autoclavés, on parle souvent de bois traités à
cur. En réalité, seul l'aubier (périphérie
de l'arbre, partie vivante véhiculant la sève) est traité
car le duramen (cur) ne peut être imprégné.
Une alternative au traitement "chimique", est le traitement thermique
tel que la rétification. Les bois sont traités thermiquement
pour qu'ils obtiennent des propriétés de durabilité
qu'ils n'ont pas à l'état naturel. Attention ce procédé
consomme de l'énergie et les propriétés mécanique
du bois diminue légèrement.
Les espèces menacées (voir l'inventaire CITES ou mieux, l'inventaire
mondial de l'UICN) devraient être connues et boycottées.
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Réduction
de notre consommation de papier et de bois, recyclage et restauration du
bois abimé.
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Pratiquer
un tourisme responsable (écotourisme), connaître les problèmes
environnementaux des pays où l'on va.
.... Par
la société
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Les
entreprises et les professionnels peuvent pratiquer une gestion durable
du milieu en mettant en place des plans de gestion adaptés au long
terme, en pratiquant le " Non Timber Forest Products " - c'est-à-dire
la procédure permettant de récolter les produits forestiers
(bois de feu, fruits...) sans couper les arbres - en plantant des haies
(Le bénéfice en productivité peut aller de 25 à
100%), en augmentant les jachères en agriculture...
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Les associations peuvent valoriser l'aspect social et environnemental des
forêts, sensibiliser le public et les pays en voie de développement
ou encore apporter d'autres formes d'énergie aux pays du Sud que
le bois de chauffage.
=> La science peut améliorer nos connaissances actuelles en terme
de protection naturelle des forêts contre les maladies, champignons
ou insectes, elle peut apporter d'autres modes de gestion, créer
des produits de substitution aux matériaux forestiers...
.... Par
les États
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Restauration
et reboisement des espaces forestiers détériorés (la
régénération naturelle étant la meilleure solution)
Le classement de parcelles en réserves protégées (12%
devraient l'être selon l'objectif fixé par la Conférence
des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement), parcs,
forêts de protection etc. est primordiale. La création et le
maintien d'un réseau entre ces zones (corridors biologiques) est
également importante. Des zones tampon autour des zones protégées
(exploitation extensive) seraient également une bonne chose. Les
États peuvent encore participer aux plans d'action forestiers nationaux
(PAFN) : il s'agit d'une collaboration internationale visant à une
gestion idéale des forêts. Les permis d'exploitation doivent
être plus restrictifs.
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Les États doivent former et sensibiliser les professionnels agricoles
et sylvicoles aux problèmes environnementaux. Ils doivent également
fournir aide et assistance technique aux exploitants et aux propriétaires.
Les populations vivant en forêt doivent également être
sensibilisées, en échange de quoi elles (et notamment les
tribus indigènes) mériteraient d'obtenir les parcelles qu'elles
occupent.
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La création et la valorisation de fonds forestiers dédiés
à la protection et à la gestion durable des forêts est
un élément primordial dans la lutte contre la déforestation.
Ces fonds aideraient les ONG et les pays en voie de développement,
subventionneraient des reboisements et des outils de protection (contrôle
des feux, réglementation, clôtures...) etc.
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respect des conventions signées (Convention sur la diversité
biologique, CITES, Convention pour la lutte contre la désertification,
Accord international sur les bois tropicaux...).
.... Par
les lois
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Mise en place et application d'un régime législatif forestier
portant sur l'environnement.
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Application du CITES (convention internationale sur le commerce international
d'espèces de faune et de flore menacées d'extinction) interdisant
notamment le commerce d'arbres rares ou menacés.
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Lutte contre l'exploitation clandestine (FLEGT : Forest Law Enforcement
Governance and Trade) et contrôles à l'importation. 15% du
bois mondial est en effet illégal. Au Brésil, c'est 80% du
bois qui est exploité clandestinement.
