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Feu de Forêt dans le Montana
Facteurs

... Facteurs naturels

Au cours des temps géologiques, à cause de la dérive des continents, des zones tropicales entières se sont retrouvées dans des zones désertiques entraînant une déforestation naturelle.Plus près de nous, au cours de l'ère quaternaire, les variations climatiques qui se sont caractérisées par une succession de glaciations et de périodes de réchauffement, ont entraîné des variations très importantes de la végétation. De nos jours, les facteurs naturels ayant une influence sur le couvert forestier sont :
... . Certaines catastrophes naturelles
Éruptions volcaniques : par exemple, l'éruption du mont Saint Helens aux États-Unis, provoqua la destruction massive de plusieurs dizaines de kilomètres carrés de bois.
Raz-de-marée
... . Effets climatiques
Sécheresse : qui crée des conditions favorables au développement des incendies.
Orages secs : qui créent avec leurs éclairs et vents induits des feux de forêts
spectaculaires dans les forêts boréales (Canada , USA, Sibérie Orientale et Nord de la Chine) ainsi que dans les forêt tropicales sèches lors de phénomènes macroclimatiques ( El Nino en Indonésie)

L'éruption du Mt Saint Hélène en 2003 provoqua la destruction de centaines d'hectares de forêt.
.
... Facteurs anthropiques ( influence humaine)

... . L'usage du sol
- L'usage agricole du sol : 60% de la déforestation est due aux cultures sur brûlis, à son exploitation pendant deux ou trois ans, et à son abandon. Ces terres sont en effet très pauvres et subissent une importante érosion. Après abandon, l'agriculteur recommence ailleurs, et ainsi de suite. Le soja est la principale culture concernée. Le surpâturage est également en cause : le bétail détruit la végétation et empêche sa régénération. Les bœufs brésiliens, par exemple, empiètent de cette façon largement sur la forêt.
- Le défrichement des forêts naturelles et leur remplacement par des plantations mono spécifiques plus rentables provoque une perte considérable en biodiversité et fragilise la végétation (voir facteurs biotiques).
- Enfin, l'urbanisation, le mitage des zones naturelles, les travaux d'aménagement (remembrements parcellaires) et les infrastructures (autoroutes, chemins d'accès...), l'exploitation des ressources minières (provoquant l'empoisonnement de la terre, avec les conséquences imaginables sur la végétation : la mine de Serra dos Carajás au Brésil a ainsi détruit 150 000 Km² de forêt) et les barrages hydroélectriques ont un fort impact sur les forêts.
... . L'exploitation non durable des ressources forestières et agricoles est bien entendu un autre problème grave. L'absence de plans de gestion à long terme entraîne la disparition des forêts : les entreprises forestières coupent à blanc sans soucis de reboisement, et aucune régénération naturelle n'est possible (voir conséquences : érosion des sols).
De plus, l'exploitation irréfléchie d'une parcelle abîme fortement la végétation alentour : ainsi, pour un arbre abattu 40 autres sont abîmés. 20% des déboisements en proviennent.
... . Le besoin en bois
la récolte de bois de feu dans les pays du Sud représente 56% de l'exploitation mondiale de bois. Ces prélèvements individuels, ponctuels et superficiels, provoquent donc ensemble de grands bouleversements.
Au Nord, les besoins en bois de construction et en papier alimentent le pillage des ressources forestières du Sud.
... . Les incendies dus à des débroussaillages, aux cultures sur brûlis, à la chasse, à la lutte contre des espèces " nuisibles ", à l'élimination de déchets, au vandalisme, à l'inconscience ou au hasard peuvent détruire en quelques heures d'énormes superficies, comme ce fut le cas à Kalimantan (Bornéo) où 3.5 millions d'ha ont brûlé...
... . Les pollutions atmosphériques, de l'eau ou des sols (notamment par des produits phytosanitaires) peuvent s'étendre sur des régions entières et provoquer l'affaiblissement voire la mort de toute la végétation touchée, sans espoir de régénération même anthropique avant des dizaines d'années.
... . Le tourisme et une fréquentation trop importante freinent la régénération et tassent les sols.
... . Les guerres successives comme au Vietnam en 1973 où 22 000 km², soit 23% de la superficie boisée du pays, furent anéantis ont bien entendu une influence plus que néfaste.
Tous ces facteurs sont largement accentués voire provoqués par l'absence de réglementation au sein des pays concernés, ainsi que par l'ignorance et le désintérêt des acteurs et des consommateurs.

... Facteurs biotique (avec influence humaine)
... . Les maladies et les champignons sont aidés par la présence de cultures mono spécifiques, voire de cultures composées d'arbres clones. En effet lorsqu'un arbre est atteint tout le peuplement suit car chaque arbre dispose de la même vulnérabilité.
La graphiose de l'Orme (Ceratocystis ulmi) est ainsi responsable de la mort de la quasi-totalité des Ormes d'Europe durant les années 1980.
... . Les proliférations d'espèces comme les grands herbivores (favorisés par la disparition de leurs prédateurs) ou les insectes phytophages (favorisés par les cultures mono spécifiques et le réchauffement climatique) peuvent être extrêmement destructrices, comme au Québec où la Tordeuse des bourgeons de l'épinette a provoqué entre 1938 et 1958 la mort de 60% des sapins (Abies balsamea) et de 20% des épinettes (Picea glauca) bien que ces épidémies se produisent dans des forêts naturelles gigantesques et non dans des plantations monospécifiques. En 1975, 35 millions d'hectares étaient touchés. Ces épidémies sont récurrents en forêt boréale car elles sont sources de rajeunissement de la forêt mais on estime que le réchauffement de la planète pourrait accélérer ce processus. Dans le Sud de la France, les années 2003-2006 ont été très chaudes et sèches provoquant des épidémies dévastatrices dans les peuplements d'épicéas communs. Les forestiers locaux estiment que l'épicéa, introduit dans le Sud Massif Central et dans les Pyrénées dans les années 1950-60, pourraient devenir un reliquat d'ici quelques années créant une pénurie de bois résineux dit "blancs" utiles pour la papeterie.
... . Les aléas climatiques comme les périodes de sécheresse et les catastrophes naturelles ont des conséquences importantes : la tempête de 1999 par exemple détruisit 160 millions m³ de bois rien qu'en France...
Ces phénomènes sont accentués par les monocultures d'espèces fragile, à faible ancrage au sol, ainsi que par le réchauffement climatique.

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