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La
déforestation Elle
a accompagné l'homme presque partout où il s'est sédentarisé,
l'agriculture restant encore aujourd'hui la principale cause de déforestation
suivie de près par le besoin en bois de chauffage. Elle est ancienne.
Les Feux de défrichement y ont beaucoup contribué. Les
haches de silex reconstituées par les préhistoriens se
montrent très efficaces, mais c'est surtout le travail des bucherons
et scieurs du moyen-âge, ainsi que les techniques de transport
par flottage du bois qui ont fait reculer la forêt médiévale
pour alimenter le forges, les cheminées, les fours, les charbonniers
et la construction. |
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Localisation
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Quelques chiffres Pour illustrer l'importance de la déforestation, précisons qu'on estime que du temps de Vercingétorix, la France était couverte de forêts à + de 90%, soit environ 400 000 kilomètres carré, (le taux de boisement est fortement remonté depuis un siècle et se situe actuellement à 28%). Olfield suggérait en 1998 que près de 10 pour cent des espèces d'arbres connues, soit environ 7 000 espèces, sont menacées d'extinction à court ou moyen terme (essentiellement en zone tropicale), et pour chaque espèce, c'est une richesse génétique plus grande encore qui est perdue. Selon la FAO , environ 13 millions d'hectares de forêts disparaissent annuellement sur Terre. 8,9 millions ha/an estimés entre 1990 et 2000, correspondant à une perte nette annuelle de 0,18 pour cent des forêts du monde. Si l'on tient compte des plantations d'arbres qui remplacent les forêts primaires détruites, la " perte nette " enregistrées de 2000 à 2005 est de 7,3 millions d'hectares/an (une surface correspondant à celle du Sierra Leone ou de Panama). Le rythme de la déforestation a légèrement diminué, puisqu'il était de 8,9 millions ha/an estimés entre 1990 et 2000, correspondant à une perte nette annuelle de 0,18 pour cent des forêts du monde (toujours selon la FAO). Certains portent ce chiffre à 150 000 km² (voir plus) pour le début du XXIème siècle dans le monde. Si l'on n'assimile pas les plantations monospécifiques sylvicoles à la forêt, c'est l'équivalent de la surface de l'Angleterre et du Pays de Galles réunis qui disparaissent annuellement, soit 4 terrains de football toutes les 5 secondes. Une partie des coupes sera suivie d'une régénération forestière, souvent lente ou médiocre, une autre partie sera plantée d'arbres de rentes (eucalyptus, palmier à huile, hévéa, cacaoyer, théier, caféier..) mais en Amazonie, la plus grande partie est transformée en culture de soja et ailleurs en champs (Environ 75% des pertes forestières sont dues à l'expansion agricole). En zone tropicale, ces champs se dégradent rapidement, pour évoluer vers une savane ou la désertification. C'est environ l'équivalent en surface de la forêt française qui disparaît ainsi chaque année, mais avec une biodiversité bien plus élevée. En se basant sur les chiffres envoyés par les états à la FAO, le rapport FRA 2005 de la FAO conclue que suite à la déforestation ou à des coupes sélectives, les plantations artificielles d'arbres ont encore augmenté couvrant en 2005 près de cinq pour cent des superficies boisées du monde ; les forêts primaires ou sans signes visibles d'activités humaines présentes ou passées ne constituent plus en 2005 que 36 pour cent de la superficie forestière mondiale, continuant à disparaître ou être modifié à raison de 6 millions d'hectares par an de 2000 à 2005. |