



La ligne noire correspond a une estimation optimale, la rouge et la bleue,
aux valeurs limites

Grand dossier sur l'effet de serre

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Les
modèles informatiques simulant le climat sont utilisés
par les scientifiques pour prévoir l'évolution future
du climat, mais aussi pour cerner les causes du réchauffement
climatique actuel, en comparant les changements climatiques observés
avec les changements induits dans ces modèles par différentes
causes naturelles ou humaines.
Il existe des causes d'incertitudes dans le fonctionnement de ces modèles, de nature mathématique, informatique, physique, etc. Les deux principales sources d'incertitude mentionnées par les climatologues sont : ... . La modélisation des nuages. ... . La simulation de phénomènes de petite échelle, comme les cellules orageuses, ou l'effet du relief sur la circulation atmosphérique. De façon plus générale, ces modèles sont limités par les capacités de calcul des ordinateurs actuels et le savoir limité de leurs concepteurs, car la climatologie et les phénomènes à modéliser sont d'une grande complexité. Malgré ces limitations, le GIEC considère les modèles climatiques comme des outils pertinents pour fournir des prévisions utiles du climat. Poursuite du réchauffement climatique Pour les climatologues regroupés au sein du GIEC (IPCC en Anglais), l'augmentation des températures va se poursuivre au cours du XXIe siècle. L'ampleur du réchauffement attendu le plus probable est de 1,8 à 3,4 degrés Celsius. Les incertitudes quant à l'ampleur du réchauffement attendu ont deux sources : ... . les incertitudes liées aux modèles ... . et les incertitudes sur le comportement de l'humanité au cours du XXIe siècle. Afin de prendre en compte ce dernier paramètre dans leurs prédictions, les climatologues du GIEC ont utilisé une famille de 40 scénarios d'émission de gaz à effet de serre détaillés dans le SRES (Special report on Emission Scenarios, Site Web en Anglais). Dans certains scénarios, la croissance de la population humaine et le développement économique sont forts, tandis que les sources d'énergie utilisées sont principalement fossiles. Dans d'autres scénarios, un ou plusieurs de ces paramètres sont modifiés, causant une moins forte consommation des énergies fossiles, et une moins forte production de gaz à effet de serre. Les scénarios utilisés comme hypothèse de travail pour l'élaboration du troisième rapport du GIEC (2001) ne prennent pas en compte l'éventualité d'une modification intentionnelle des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale. Les incertitudes liées au fonctionnement des modèles sont mesurées en comparant les résultats de plusieurs modèles pour un même scénario, et en comparant les effets de petites modifications des scénarios d'émission dans chaque modèle. Les variations observées dans les simulations climatiques sont à l'origine d'un éparpillement des prévisions de l'ordre de 1,3 à 2,4 degrés, pour un scénario (démographique, de croissance, de "mix énergétique mondial", etc.) donné. Le type de scénario envisagé a un effet de l'ordre de 2,6 degrés sur le réchauffement climatique simulé par ces modèles et explique une bonne partie de la marge d'incertitude existant quant à l'ampleur du réchauffement à venir. Les prévisions d'augmentation de température pour l'horizon 2100 données par le GIEC (SPM du AR4 2007) s'échelonnent de 1,1 à 6,3 °C. Les experts du GIEC affinent leurs prévisions en donnant des valeurs considérées comme "les meilleures estimations", ce qui permet de réduire la fourchette de 1,8 à 4,0 °C. Et en éliminant le scénario A1F1, considéré comme irréaliste, l'augmentation de température serait comprise entre 1,8 et 3,4 °C.
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Les
scientifiques du GIEC considèrent que ces prédictions
sont les meilleures prédictions actuellement possibles, mais
qu'elles sont toujours sujettes à des réajustements ou
à des remises en cause au fur et à mesure des avancées
scientifiques. Ils considèrent qu'il est nécessaire d'obtenir
des modèles plus réalistes et une meilleure compréhension
des phénomènes climatiques, ainsi que des incertitudes
associées.
Cependant, de nombreux climatologues pensent que les améliorations apportées aux modèles climatiques ne modifieront pas fondamentalement leurs résultats. |
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