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Critique
de l'hypothèse d'une origine humaine Cycles
climatiques Selon eux, un cycle de 100 000 ans environ s'est répété au cours de cette période. Ce cycle commence par un réchauffement brutal suivi d'une période chaude de 10 000 à 20 000 ans environ, appelée période interglaciaire. Cette période est suivie par un refroidissement progressif et l'installation d'une ère glaciaire (ou glaciation). À la fin de la glaciation, un réchauffement brutal amorce un nouveau cycle. La dernière période interglaciaire correspond au temps présent et dure depuis plus de 10 000 ans. Ces variations du climat sont corrélées avec celles de l'insolation, des paramètres de Milankovic, de l'albédo, des cycles solaires et des concentrations en gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone.
À l'intérieur de ces grandes fluctuations, on trouve des variations plus limitées, dans le temps et en intensité. Ainsi, au cours du dernier millénaire, on a pu voir apparaître une période chaude aux Xe et XIe siècles : c'est l'époque où les navigateurs vikings découvrent et baptisent le Groenland, c'est-à-dire le "Pays vert" et fondent des colonies à l'extrême sud de l'île. Les températures y étaient sans doute plus élevées qu'à l'heure actuelle, puisqu'on y cultivait des céréales. Toutefois, d'après les reconstitutions réalisées par les climatologues, cette période appelée "optimum médiéval" n'est pas globalement plus chaude que la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle. À la fin du Moyen-âge un refroidissement a succédé, ce que les historiens appellent "Le petit âge glaciaire", qui s'étend de 1550 à 1850. C'est au cours de cette période plus froide que l'on retrouve les hivers les plus rigoureux, notamment le terrible hiver 1708-1709.
Température moyenne de surface entre 1856 et 2005. Les mesures terrestres de températures réalisées au cours du XXe siècle montrent une élévation générale des températures moyennes. Ce réchauffement se serait déroulé en deux phases, la première de 1910 à 1945, la seconde de 1976 à aujourd'hui. Ces deux phases semblent séparées par une période de léger refroidissement. Ce réchauffement planétaire semble de plus corrélé avec une forte augmentation dans l'atmosphère de la concentration de plusieurs gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, le méthane et le dioxyde d'azote. |
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![]() Vague de chaleur en Europe au cours de l'été 2003 |
L'élévation de la température moyenne du globe au cours du XXe siècle aurait donc été de 0,6 °C. D'autres études toutefois semblent tempérer ces résultats. D'une part, certains doutent de la fiabilité des mesures terrestres effectuées au cours du siècle dernier puisqu'un grand nombre d'entre elles auraient été effectuées près des villes. Or, il est de notoriété publique que l'atmosphère des villes est plus chaude que celle des campagnes. Toutefois, le rapport du GIEC de 2001 conclut que cet "îlot de chaleur urbain" n'est pas responsable de l'élévation des températures et que ces doutes sont infondés[8]. De
plus, des mesures satellitaires, plus précises et couvrant une
superficie beaucoup plus large, ont été réalisées
depuis vingt-cinq ans environ. Elles confirment les mesures en surface. |
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