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Comment mesurer la biodiversité ?

Relation entre le nombre d'espèces et la taille des organismes. Selon le point de vue précédemment défini, il ne peut y avoir de mesure unique objective de la biodiversité, mais uniquement des mesures relatives à des objectifs précis d'utilisation ou d'application. Pour les conservationnistes, cette mesure doit quantifier une valeur, qui est à la fois largement reconnue par les personnes pour lesquelles ils font cette estimation, mais aussi être considérée comme ayant besoin de protection. Pour d'autres, une définition plus large et plus facilement défendable d'un point de vue économique est une mesure qui permet de garantir le maintien de son utilisation, de soutenir les possibilités d'évolution de cette biodiversité, de garantir son usage pour les générations futures, tout en assurant la protection de l'environnement dans un monde en constante évolution. En conséquence de quoi les biologistes soutiennent que cette mesure doit être associée à la notion de variété des gènes. Cependant, comme il est difficile d'indiquer quels gènes sont les plus susceptibles d'être bénéfiques, le meilleur choix de conservation de la biodiversité consiste à assurer la sauvegarde du plus grand nombre de gènes possible.

Les écologistes considèrent cette approche comme étant souvent inadéquate et trop restrictive.

Une étude récente montre que le déclin des papillons dans une zone donnée est lié à celui de la biodiversité dans cette même zone. La présence ou l'absence de papillons serait donc un bon indice de mesure de la biodiversité.

L'inventaire des espèces

La systématique est une manière d'analyser la biodiversité dans sa capacité à distinguer un organisme d'un autre. Cette méthode est confrontée aux problèmes de temps et de nombre : 1,75 millions d'espèces ont été décrites, cependant, les estimations du nombre véritable d'espèces vivantes vont de 3,6 à plus de 100 millions. À côté de cela, certains disent que la connaissance des espèces et des familles est devenue insuffisante et doit être complétée par une plus grande compréhension des fonctions, interactions et collectivités.

Le rythme des découvertes

Le nombre des espèces à découvrir, comme nous venons de le voir, est extrêmement important. Mais le rythme de ces découvertes est différent en fonction des groupes zoologiques. Ainsi, chez les oiseaux , il a fallu 87 ans pour découvrir la moitié des espèces aujourd'hui connues et 125 ans pour l'autre moitié. Ce qui indique que les espèces sont de plus en plus difficiles à découvrir. Dans le cas des arachnides et des crustacés , on a découvert en seulement dix ans (de 1960 à 1970), autant d'espèces que depuis 1758, soit 202 ans. Cela indique qu'il existe encore de nombreuses espèces communes encore incon-nues mais aussi qu'en découvrir de nouvelles sera de plus en plus difficile.

Groupe
Espèce déja décrite
Espece
à décrire
Estimation la plus haute
Estimation la plus basse
virus
500 000
500000
Bactéries
4000
300 000
400 000
champignons
70 000
1 500 000
1 000 000
Protozoaires
40 000
100 000
200 000
Végétaux
250 000
500 000
300 000
Vertebrés
45 000
50 000
50 000
Nématodes
15 000
1 000 000
500 000
Mollusques
70 000
180 000
200 000
Crustacés
40 000
150 000
150 000
Arachnides
75 000
1 000 000
750 000
Insectes
950 000
100 000 000
8 000 000

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